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Nos difficultés d’obtenir le financement

Dans cette article je vais vous parler de nos tentatives d’investissement dans l’immobilier et surtout de nos galères pour obtenir un financement auprès des banques.

Quel est notre projet d’investissement immobilier ?

Ce qui est important à savoir que j’ai déjà investi l’année dernière dans un petit appartement à Marseille (mais ça mérite un article à part). Cette fois, il s’agit d’un projet en commun avec mon chéri. Et justement probablement parce que nous sommes deux, nous étions plus audacieux et notre projet concerne pas un, mais deux biens! Nos deux compromis ont été signés respectivement le 25 juin et 11 juillet.

Voici un bref descriptif des biens :

  • Un appartement T2 de 45m2 + dépendance de 12 m2 à Manosque (04) pour le prix d’achat de 54 000€ + 10 000€ de travaux
  • Un immeuble 200m2 de 4 appartements (T1, T2, T2 et T4) + garage à Carces (83) pour le prix d’achat de 165 000€ + 100 000€ de travaux.

Notre souhait est de financer ces deux acquisitions via une SCI avec des crédits  amortissables sur 20 ans.

Nous avons la capacité d’apporter seulement 6000€ d’apport du coup notre besoin en financement est de 346 893€ (275 809€ + 74 084€). Ceci englobe les frais de notaire(18 855€), les garanties bancaires (3 958€) et les frais de dossiers (980€).

Début de galères

Je dois dire, que je partais plutôt confiante, étant rassurée par mon dernier (et premier) achat immobilier locatif fait à l’été 2019. Je n’ai pas eu de grandes difficultés d’obtenir un prêt de 87600€ sans aucun apport. De plus, toute la partie administrative était relativement rapide : 3 mois et demi entre la 1 ère visite et la signature de l’acte final (offre d’achat faite le 16 avril, acte signé le 2 août).

Aujourd’hui, nous sommes 3 mois après la signature de compromis et nous n’avons toujours aucune offre de prêt. Heureusement que nos vendeurs sont compréhensibles et qu’ils ont accepté de prolonger la condition suspensive du compromis jusqu’au 30 octobre.

Je lis actuellement de partout que bon nombre d’emprunteurs se heurtent au mêmes difficultés et qu’ils n’arrivent pas à boucler leurs dossiers de prêts. Pour cause de COVID bien sur et de la crise économique mais surtout à cause des nouvelles recommandations des régulateurs bancaires. J’ai encore lu ce matin dans Capital “Les exigences sont les mêmes pour tous les profils”, rappelle Meilleurtaux. D’une part, les financements dits à “110%” – c’est-à-dire comprenant aussi frais d’agence, de garantie et de notaire – sont définitivement enterrés, mais surtout, la part des fonds propres avancés par les clients tournent dorénavant “autour de 15%”.  La part des dossiers refusés est passée à 10,7% en août contre 5, 5% l’année dernière.

Quel est notre profil?

Avant que je vous présente notre parcours et nos actions auprès des différentes banques, il est important de rappeler que nous avons un dossier plutôt correct.

Je suis en CDI, mon compagnon est chef d’une EURL depuis 2012 qui dégage des bénéfices depuis sa création.

Nous sommes propriétaires de nos résidences principales (mon chéri termine son crédit dans 7 mois). Nous sommes actuellement à 22% de l’endettement et avec ces deux projets on passera à 33%.

Mais bon, avoir un profil correct n’est malheureusement pas le seul critère, avec un si petit apport, nous avons vite compris que la bataille sera rude.

Qu’avons nous fait pendant ces 3 derniers mois?

Nous n’avons pas contacté 3 ou 4 banques. Nous en avons contacté 12 ! Neuf en direct et trois via un courtier.

Et ne pensez pas que nous avons autant de demandes de financement en cours.

Dans 8 banques on a même pas réussi à dépasser le stade d’échange avec des conseillers qui n’ont visiblement pas étaient convaincus par nos projet.

Nous avons eu 3 refus de dépôt de dossier pour les banques contacté via courtier.

Un seul dossier a été officiellement déposé et est toujours en cours d’étude

Pourquoi c’est si difficile d’obtenir le financement?

Je crois sincèrement que cette difficulté est lié au manque de possibilité d’avoir un rdv face à face avec des conseillers. C’est hyper compliqué d’expliquer son projet via mail et téléphone surtout auprès des personnes qui ne nous connaissent pas.

Ce qui m’a frappé c’est un manque de retour de certains banques. Il y en a qui ont fait des mort après nous avons fait envoyer les dossiers complets (des centaines des pages réclamés). Je suis quasiment sûre que chez les plupart d’autre eux, nos mails remplis de pièces jointes ont terminé dans la corbeille sans jamais être étudiés.

Le récapitulatif de nos actions

Axa banque – on nous a proposé un RDV à notre domicile avec le conseiller qui a annulé sa venue le jour J pour cause de contact avec une personne malade de COVID. On a relancé une fois, il n’a plus jamais donné de signe de vie (j’espère néanmoins qu’il va bien!)

Caisse d’épargne – pas de RDV dans l’agence possible, 1er échange téléphonique avec le conseiller qui se passe très bien, dossier complet envoyé par mail, 2 échanges par mail puis plus rien. Plusieurs relances téléphonique, à chaque fois, réponse que c’est en cours d’étude, qu’on revient vers nous rapidement. On a finalement fixé un RDV téléphonique pour avancer, mais le conseillé n’a jamais appélé. Bref, on a même pas réussi à obtenir un attestation de dépôt de demande de prêt ce qui veut dire que cela est resté au niveau de conseiller.

Crédit Mutuel – pas de RDV dans l’agence possible. Un seul échange téléphonique avec une conseillère qui nous dit qu’elle doit en discuter avec son supérieur. Une relance par mail, aucune réponse, on est même pas allé jusqu’au envoi de document par mail. Pas de dépôt officiel du coup.

BNP Paribas – banque professionnelle de mon chéri. On a fait une simulation uniquement pour l’appartement, plutôt réactif, mais direct on nous a dit que les frais de notaires ne peuvent pas être financé. On a pas déposé de demande officielle.

LCL – un échange téléphonique, on nous a directement dit qu’ils ne prennent pas ce genre de dossier en étude si on est pas déjà leur clients …

Crédit Agricole Alpes Provence – ma banque où j’ai emprunté sans appoint l’année dernière pour mon investissement et où j’ai un compte bancaire. Échange téléphonique  avec le directeur d’agence qui nous a dit que désormais un apport qui couvre au minimum les frais notaires est nécessaire. On a pas déposé de demande.

La Poste – échange téléphonique avec un conseiller qui ne comprenait rien au SCI.. apport de 15% éxigé. Pas de dépôt de dossier non plus.

Boursorama – notre banque perso de tous les deux et la banque où nous avons chacun nos crédits pour nos résidences principales. En ce moment les dossiers d’achats via SCI ne sont pas accepté (et le montant de coût de travaux ne doit pas dépasser 50% de prix d’achats). Dossier néanmoins fait en ligne mais annulé par la banque.

Puis il y a ceux contactés via le courtier. J’étais contre de faire appel à lui, mais il faut savoir que pour faire jouer la clause suspensive du compromis il faut être en mesure de présenter 3 refus de banques. Sachant que nous aucune des banques cités plus haut  n’ont accepté officiellement instruire notre dossier, appel au courtier était une roue de secours. 

Banque Populaire Mediterrannée (refus – pas intéressé par du locatif)

Caisse d’Epargne Cepac (refus – pas intéressé car nous avons déjà des crédits pour nos résidences perso dans d’autres banques…)

Credit Agricole Coté d’Azur Habitat  (refus – sans donner le motif).

Donc au final nous avons trois malheureux mails de refus transféré par le courtier et à vrai dire, je ne suis même pas sûre que c’est suffisant pour faire jouer la clause suspensive…

Où nous en sommes aujourd’hui?

Bon, il y a pas que du négatif ! Une demande officielle a pu néanmoins être déposée et elle est toujours en cours d’étude.

Il s’agit d’une agence régionale de Crédit Agricole dans une petite ville de 3500 habitants à proximité où habite mon chéri. Conseiller au top (directeur d’agence) qui a accepté de nous recevoir dés la fin de déconfinement dans ses bureaux. Nous l’avons vu la 1ère fois pour un projet d’achat d’un immeuble sur lequel nous avons finalement pris la décision de ne pas nous positionner. On est revenu le voir avec nos deux offres d’achats dès qu’elles ont été faites. Le fait que le conseiller a lui même un SCI et qu’il loue ses biens ont certainement facilités nos échanges.

Nous l’avons revu il y a 10 jours pour signer des centaines de papiers (assurances, cautions, demande de prêts) puis nous devions recevoir la décision finale vendredi dernier… On attend toujours…

Conclusion

Bien sur, je me dit que peut être j’aurai dû être plus insistante auprès de toutes ces banques pour aller au moins jusqu’au dépôt de dossier. Sauf que dans le cadre d’un investissement, une banque doit être un partenaire et aucune d’elle m’a donné  envie de travailler avec elle! J’ai ressenti surtout un grand manque de considération pour tout notre travail. 

J’espère revenir ici dans quelques jours pour vous annoncer une bonne nouvelle. Dans le cas contraire, nous allons devoir attendre avec nos projets des jours meilleurs.

Si vous aussi vous êtes actuellement en train d’attendre un décision pour votre demande de financement, n’hésitez surtout pas raconter votre histoire dans les commentaires.

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Fonds d’urgence – quel est le bon montant?

1, 3 ou 6 mois de dépenses - comment trouver le montant optimal pour notre fond d'urgence?​

S’il y a une seule chose sur laquelle tous les experts financiers sont d’accord, c’est le fait qu’il est nécessaire de constituer un fond d’urgences pour avoir un budget sain. Cependant, les avis divergent sur la bonne somme d’argent à mettre de côté.

Le mois dernier j’ai terminé de constituer mon fond d’urgence. Vous étiez nombreux à me demander pourquoi j’ai choisi d’y mettre seulement 3000€ qui correspond à un mois de mes dépenses alors que beaucoup disent qu’un fonds d’urgence doit être suffisamment important pour couvrir au moins trois mois de dépenses et idéalement six.  D’autres comme Dave Ramsey disent que 1000 $ suffisent pour pouvoir se concentrer rapidement sur d’autres projets, comme remboursement des dettes.

Adapter le montant aux spécificités de notre situation.

De la même manière que pour les % des dépenses type 20/30/50, je n’aime pas ce genre de préconisation. Je crois que ce qui est important, c’est de toujours garder à l’esprit les spécificités de notre situation qui est unique. Chacun doit faire l’analyse des risques et des probabilités qu’ils se produisent en fonction de la taille de sa la famille, état de sa santé, la stabilité de son emploi, situation vis-à-vis de logement (propriétaire ou locataire) etc.

Pour déterminer le montant de mon fond d’urgence je me suis demandé en plus

  • Quelle somme va me procurer un sentiment de sécurité financière pour ?
  • Quelle somme suis-je prête à bloquer sans aucun rendement ?

Car oui, pendant que la plupart des gens s’inquiètent de ne pas avoir assez dans leur épargne d’urgence, moi je me préoccupe de ne pas y mettre trop !

Ne pas surcharger le fond d'urgence

Attention, ce n’est pas que je trouve que c’est mal d’économiser plus d’argent. Non, ce choix vous appartient. Il faut juste savoir qu’il y a des  inconvénients à  surcharger le fonds d’urgence. Je m’explique. Epargne d’urgence doit, pour pouvoir jouer son rôle, rester accessible rapidement et être placé dans un endroit sans risque de perte de capital. Le meilleur endroit pour garder ses économies est un compte d’épargne classique. Ces comptes sont très faiblement rémunérés et ne recouvrent pas l’inflation, ce qui veut dire que cette épargne dort, n’émettent aucun rendement, pire elle perd de sa valeur.

Appliquer les même critères de choix que pour une assurance

Du coup, pour trouver le montant optimal, j’ai essayé d’aborder la question d’un fond d’urgence de la même manière que je procède pour la suscription d’une assurance voiture ou habitation. Je sélectionne une couverture suffisante mais pas non plus trop, pour ne pas payer pour les choses qui ne sont pas nécessaires ou que j’estime que la probabilité que cela m’arrive est très faible. Tout comme je considère que je n’ai pas besoin par exemple d’une assurance spécifique « hospitalisation » car je pense ne jamais l’utiliser, je peux aussi réduire un peu mon fond d’urgence car ma situation professionnelle est relativement stable. Je crois qu’un mois de dépenses me suffisent pour affronter les petits imprévus de la vie et me procure un sentiment de sécurité. Je ne vais donc pas me sentir obligé à dépasser ce montant, juste parce qu’on dit que c’est bien d’avoir 6 mois de salaire pour les urgences. N’oublions pas que cette préconisation nous vient des Etats-Unis qui n’ont pas le même système de protection sociale que la France. Nous avons déjà  la sécurité sociale, l’assurance chômage, les prévoyances et les différentes assurances. Du coup, je trouve dommage de faire dormir son argent et lui faire perdre sa valeur alors qu’il peut servir par exemple à rembourser par exemple une datte avec un taux d’intêret élévé.

Trouver le bon ratio entre le besoin de sécurité et le risque

Toute la difficulté réside dans la capacité de trouver le bon équilibre entre le risque que votre situation personnelle constitue, le risque que vous êtes prêt à prendre et votre besoin de sécurité. Seulement vous seuls, vous êtes en mesure de définir le montant juste pour votre fond d’urgence.    

Après, en fonction de votre situation, vous pouvez créer deux fonds, l’un pour les urgences à court terme et l’autre pour les urgences à long terme. Leur placement pourra ainsi être mieux optimisé. 

Un fonds à court terme pourra dans ce cas là être destiné aux urgences immédiates, comme la réparation d’une voiture ou le remplacement d’une machine à laver et être gardé sur un livret A par exemple. 

Un fonds à long terme couvrira les urgences qui n’ont probablement pas de solution miracle, comme la perte d’emploi sans chômage ou une catastrophe naturelle par exemple. N’étant pas nécessaire que ce fond soit disponible sous 24h et étant donné qu’il s’agit d’une épargne à long terme,  il peut être placé sur un fond à plus fort rendement, comme assurance vie ou un PEA avec une possibilité de gains mais aussi un  risque de perte de capital. 

A nouveau, comme pour la méthode budgétaire, rien ne remplace une approche personnalisée pour constituer son épargne.

Votre avis à ce sujet compte pour moi. Comment faites vous pour définir le bon montant et quel est il?

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Mon nouveau projet d’investissement immobilier

Dans cet article je vais tenter de vous expliquer les critères qui m’ont guidé dans la décision d’investir à nouveau dans l’immobilier.

Petit rappel l’année dernière à la même époque, j’ai investi pour la première fois dans l’immobilier locatif. J’ai mis 2 mois à trouver « le bien idéal ».  Il s’agissait d’un grand T1 de 38m² en plein centre de Marseille. Je me demande toujours comment la banque a accepté de me prêter de l’argent alors que ma situation était à la limite de catastrophique. Je pense que la qualité de dossier que j’ai monté est pour quelque chose. 

      Si tu veux avoir plus de détails sur cet investissement je t’invite à lire mon post instagram à ce sujet ICI.

Après un retard sur les travaux de 4 mois, travaux que nous avons finalement terminé nous même avec mon compagnon, l’appartement a fini par être mis en location en février 2020. Depuis tout va bien ! Le loyer est payé à temps et je n’ai même pas de news de mes locataires.

Néanmoins, je me rappelle le jour où j’ai donné les clés à mes locataires, une amie m’a demandé : alors le prochain investissement c’est pour quand ? Je lui ai répondu que ce projet m’a tellement fatigué mentalement et surtout physiquement que je ne pense pas être prête à recommencer avant plusieurs années.

Nous sommes même pas 5 mois après et depuis plusieurs semaines je ne fais que lire et visionner le contenu sur les stratégies en lien avec investissement locatif. LMNP, SCI, Holding, tout y passe. J’ai compris vraiment à quel point les aspects fiscaux sont importants à maîtriser pour faire en sort que l’opération soit rentable.

Me donc voilà à nouveau prête pour me lancer sur un nouveau projet. Comme quoi, on oublie vite les mauvais souvenirs de ce genre d’opérations et on retient à la fin la fierté d’un travail accompli, l’expérience, nouvelles connaissances acquises et surtout l’argent qui rentre sur le compte.

Quel est donc ce nouveau projet?

Déjà il s’agit d’un projet commun que nous souhaitons réaliser en couple.  Nous avons beaucoup brainstormé pour mettre sur papier les différents scénarios que l’investissement immobilier propose (courte, longue durée, meublé, nu, collocation, maisons, appartements, locaux commerciaux, résidences de turisme etc). 

Notre stratégie sera d’acquérir des immeubles de rapport de préférence sans local commercial

Oui j’ai bien écrit : DES immeubles.

Nous nous lançons un défi d'avoir au moins 10 appartements d'ici 5 ans

Le but étant de sécuriser notre avenir (retraite) et construire un patrimoine pour nous et nos enfants. Et même si c’est n’est pas notre objectif principal, pourquoi pas d’avoir une deuxième source de revenu pour être moins dépendants de nos activités professionnelles actuelles.

Nous sommes donc activement à la recherche de notre premier immeuble … forcement, pour optimiser la fiscalité, il s’agira d’un bien avec des importants travaux.

Gros projet avec un risque élevé qui nécessite une bonne préparation : valider les possibilités de division auprès de l’urbanisme, réaliser les devis, se renseigner sur les éventuelles subventions, préparer le dossier de financement, contacter les banques, décider si l’achat de fera au nom propre ou SCI, décider de régime de l’imposition…  Faut dire qu’on ne chôme pas en ce moment ! 

Mais aujourd’hui je vous écrits pour vous parler d’un autre projet immobilier.

Nous avons fait une offre pour l'achat d'un T2

Je l’ai visité pour ma meilleure amie qui cherche à investir. Pour différentes raisons, elle n’a finalement pas souhaité se positionner pour cet achat.  Et pour nous, l’opportunité étant trop belle pour la laisser passer, nous avons donc pris la décision de l’acheter !

Cela peut vous sembler d’être impulsif, mais je vous assure que tout est bien réfléchi. Je voulais du coup vous monter sur quoi je me suis basée pour prendre la décision.

Ce n’est pas un immeuble mais il y a seulement 3 logements dans le bâtiment et le syndic est bénévole. Cela veut dire qu’il n’y a donc quasiment pas de charges de copropriété (chose que je fuis comme de la peste). L’appartement bénéficie en plus d’une pièce supplémentaire de 12m² alimenté en eau et électricité au RdCh (avec accès séparé de l’extérieur) qui est un véritable plus et donne une surface totale de 55m².

Il se trouve dans le hyper centre historique de Manosque (département Alpes de Haute Provence) qui est une ville moyenne de 22000 habitants. 

Avantage : charme d’une vieille ville avec des commerces et restaurants accessible à pied. 

Inconvenant : manque de place de stationnement à proximité.e

PRIX D'ACHAT

Première chose à faire : vérifier le prix pratiqué dans le même secteur au mètre carré. Il y a plusieurs moyens pour le faire. Le site seloger.com donne une fourchette des prix pour se faire une première idée. 

Mais ce que je préfère c’est les « données publics » qui se trouvent dans un onglet accessible dans nos espace perso sur https://www.impots.gouv.fr/. On peut y visualiser les transactions immobilières réalisés dans un périmètre choisi et voir les prix réels qui ont été payés.  

Voici l’extrait sur les ventes réalisées dans le périmètre de 300 m autour de l’appartement sur les deux dernières années.e

Le prix de vente demandé était de 55 900€, nous avons fait une offre à 54 000€ (direct propriétaire donc pas de frais d’agence) ce qui donne 981€ au m² avec le local. Clairement c’est une bonne affaire selon le rapport prix au m².

LES TRAVAUX

Nous avons estimé les travaux et l’équipement en meublé à 6 500€. De plus, nous pensons être en mesure de réaliser les travaux prévus nous-même.

  • 1200€ nouveau revêtement au sol et peintures
  • 2200€ nouvelle cuisine équipée (Ikea)
  • 800€ meuble salle de bain et robinetterie
  • 300€ nouveaux radiateurs
  • 2000€ meubles et équipements
LE FINANCEMENT

Prix d’achat + travaux + frais de notaire +  de caution  donnent  un total de 65 820€ à financer.

On vise un crédit sur la totalité de la somme sur 20 ans à un taux maximal de 1,50% + 0,35 % pour assurance. Cela donnera une mensualité de 340€ assurance comprise. Très important : on va négocier un crédit amortissable pour payer uniquement les intérêts pendant 36 mois. Cela permet d’amortir la période des travaux où il n’y a pas encore de loyer ainsi de nous donner la possibilité de créer un peu de trésorerie.

LA STRATÉGIE LOCATIVE

L’idée est de louer ce bien en meublé longue durée. Nous pensons le proposer à 500€ + 50€ pour les charges en forfait (eau et nettoyage parties communs). Jusqu’à maintenant le bien était loué à 420€ HC en nu et en état. Nous assurerons la gestion de la location.

Pour voir si à ce prix il y a la demande rien de mieux que leboncoin.com pour regarder des biens similaires proposés en location. Nous avons aussi posté une fausse annonce weekend dernier pour vérifier la demande. Pas mal de personnes intéressées donc on valide la stratégie de location en meublé à 550€ avec le local. 

LA RENTABILITÉ

La rentabilité brute (loyers annuels / prix d’achat) est de 11, 56%. C’est plutôt bien mais ce qui est vraiment important pour nous c’est le cash-flow c’est-à-dire l’argent qui reste une fois toutes les charges payées.

Le cash-flow mensuel sera donc d’environ 100 € soit 1200€ à l’année. Si on arrive de négocier un différé de crédit de 3 ans pour les travaux (période pour laquelle on paiera seulement les intérêts sans rembourser le capital) le cash-flow pourra être pendant cette période de 350€ par mois soit de 4200€ à l’année.

LA FISCALITÉ

Nous allons acquérir ce bien via une SCI qui sera imposé à impôt sur les sociétés (SCI IS) de manière de ne pas lier l’imposition des revenus locatifs à notre taux marginal d’imposition. Grace aux amortissements et déduction des charges, l’impôt ne devrait pas dépasser 180€ par an pendant les 10 premières années.

LES FRAIS DE STRUCTURE

La création et la gestion d’une SCI IS comportent d’autres frais. Nous avons fait le choix de ce modèle fiscal car notre stratégie est d’aller vers une vingtaine d’appartements. Ce qui permettra de diluer les frais de structure sur différents biens. Clairement si on voulait acheter qu’un seul appartement voir deux, SCI à IS n’est pas adapté car le coût de son fonctionnement serait supérieur au cash-flow annuel.

Pour terminer je vous présente quelques photos de cet appartement.

J’espère que ma manière d’analyser ce projet d’investissement vous a apporté quelques informations intéressantes à prendre en compte et que ma méthodologie a été claire pour vous.

Je vais rajouter que je ne suis pas experte et que ce je fais est guidé par le bon sens, les choses qui j’ai pu apprendre dans le passé mais également des informations trouvées dans les livres, blogs et vidéos spécialisés. Il n’est tout simplement pas envisageable de se lancer dans ce genre d’aventure sans au préalable d’acquérir un minimum de connaissances sur le marché, le financement et la fiscalité. 

 

BILAN BUDGET (6)

Épargner avec méthode

Parlons d’épargne aujourd’hui ! Ou encore mieux, parlons fonds d’amortissement ou autrement dit fonds d’épargne. Je vois déjà les poils qui s’irisent sur vos bras. Allez, on se détend et on ne s’arrête pas sur une terminologie compliqué.

Derrière ces mot barbares ce cache un principe tout simple : mettre chaque mois une petite somme d’argent de côté pour préparer une dépense concrète que nous aurions à faire dans le futur.

Je vais être honnête avec vous. Il y a encore quelques mois, ce principe était pour moi inexistant. Oui, bien sûr, je savais qu’il était important d’économiser, de mettre de côté, mais je ne pensais pas qu’on pouvait le faire avec une méthode. Pire, je me disait que je n’ai aucun problème à épargner car ce que je faisais, c’était mettre sur un compte épargne l’argent qui restait à la fin du mois sur mon compte… autant vous dire qu’à part les mois où j’avais une prime ou une rentrée d’argent non attendu, il n’y restait pas grand-chose… En réalité j’avais une petite somme d’argent mise en coté mais je ne savais pas à quoi exactement elle était réservée. Je ne me posais même pas la question si cette somme était suffisante ni quel montant d’épargne je visais. De plus, le fait d’avoir quelques centaines d’euros de coté me donnait un faux sentiment de sécurité.

DÉFINIR LE « POURQUOI »

Je partage donc ce que j’ai compris petit à petit : définir clairement la raison pour laquelle on souhaite épargner est la clé pour réussir !

Je suis donc devenu une grande adepte de « saucissonnage » de l’épargne. Fini un seul compte épargne où je mets chaque mois ce qui reste sans vraiment me poser la question pourquoi je le fait exactement. Non, j’ai aujourd’hui un nombre important des fonds d’épargne pour lesquels il y a un objectif et un montant bien défini :

  • Fond d’urgence
  • Fond pour les études des enfants
  • Vacances en familles
  • Vacances à deux
  • Noël 2020
  • Réparation voiture
  • Rentrée scolaire 2020
  • Site internet

Cette façon d’économiser par objectif a son petit côté psychologique. Si je prends engagement avec moi-même de mettre chaque mois 100€ pour offrir dans 2 ans un voyage à ma famille, je sais exactement à quoi je renonce si ce mois-ci si à la place je m’achète une belle robe. Je sais à quoi je renonce si je décide de piocher dans cette épargne également.

Il est donc très important de lister les choses qui nécessitent une dépense qu’on n’est pas en mesure d’absorber dans notre budget mensuel. Cette liste doit comporter des dépenses plaisirs mais surtout les dépenses futures qu’on classe souvent dans la catégorie imprévus mais qui sont en réalité prévisibles (on ne sait pas quand mais on sait que ça arrivera à un moment donné)

DÉFINIR « LE QUAND ET LE COMBIEN  « .

Une fois la liste faite, il est temps d’essayé de déterminer la somme dont on va avoir besoin ainsi que la date de la dépense prévisionnelle. Il s’agit des estimation, ce n’est pas une science exacte. On divise ensuite cette somme par le nombre de mois restants avant l’arrivée de l’échéance. Ceci nous donne l’idée de la somme nécessaire qu’on devrait épargner chaque mois si on a envie d’attendre ces objectifs.

L’idée c’est de faire un petit effort chaque mois qui en cumulé sur plusieurs mois donnera une somme suffisamment importante pour réaliser la dépense sans se mettre en difficulté.

PRIORISER ET CHERCHER LES SOURCES DE L’ÉPARGNE

Bien sûr on constate assez rapidement qu’on a pas la capacité d’épargne suffisante pour économiser pour tout ou pas dans les délais souhaités. Il va falloir prioriser ! Faire des choix en fonction de l’importance et nécessité de vos projets. 

C’est l’occasion de se dire : qu’est ce que je suis prêt à faire pour arriver à mes objectifs » ?

  • Suis je prêt à décaler certains projet dans le temps ?
  • Suis je prêt à trouver une source de revenu complémentaire ?
  • Suis je prêt à renoncer aux petits plaisirs à court terme pour privilégier un projet qui me tient à cœur?

Chaque épargne peut avoir une source différente. Vous êtes libres de décider comment vous aller approvisionner chaque fond. C’est là qu’il faut se montrer inventif et ne pas perdre vos objectifs de vue. C’est le moment de trouver la motivation pour commencer à optimiser les dépenses fixes et variables. Car tout argent non dépensé dans notre budget , va pouvoir alimenter vos fonds d’épargne. Vous pouvez aussi vendre certains objets pour alimenter un fond en particulier ( entre la vente de mon ordinateur, objectifs appareil photo et mon matériel de plongée j’ai pu envoyé plus de 650€ dans mon fond vacances en famille). Vous pouvez peut être prendre un job en plus, faire des heures sup et vous promettre que chaque euros gagné en plus ira directement dans votre épargne. Il y a que vous pour prendre ce genre de décision selon l’importance que l’attente de vos objectif ait pour vous et le niveau de sécurité financière que vous souhaitez obtenir. Il y a que vous pour avoir suffisamment de discipline pour privilégier l’épargne au lieu de faire des dépenses futiles. Il est d’autant plus important d’avoir en tête la raison concrète pour laquelle vous économisez. Grace à ça, épargner ne sera plus un sacrifice mais un chemin vers aboutissement de vos projets.

COMPTES ÉPARGNE

Il reste à traiter la question épineuse où « stocker » l’argent épargné. Je crois que vous allez trouver une partie de la réponse en  répondant à ces trois questions : 

  • Est-ce que j’ai besoin d’accéder à cette argent rapidement (max 2 – 5  jour) ?
  • Dans combien de temps je vais avoir besoin de cette argent ?
  • Quelle risque de perte de capital je suis capable de prendre (en d’autres termes est ce que c’est très grave si je perds une partie voir la totalité de cette partie de l’épargne? ).

Je n’ai pas trop de conseil à vous donner ici car je ne suis pas experte dans ce
domaine. Je peux juste vous dire où je place mon argent.

Pour les fonds à petit montant (max 500€ comme Noel, rentrée scolaire etc) j’utilise les enveloppes et j’économise donc en espèces.  Pour l’épargne des enfants qui est une épargne à long terme (18 ans), j’utilise un contrat assurance vie (un pour chaque enfant). Pour les fonds vacances et urgence j’ai choisi des comptes d’épargne classique (livret A, LDD etc) qui sont rattachés à mes comptes courants (un compte par objectif).

J’ai également un compte épargne PERCO et une épargne salariale alimenté par des primes d’intéressement et participation. Ceci servira à ma retraite, autant vous dire que je ne me préoccupe pas au quotidien de ces comptes (ce qui ne veut pas dire que je ne m’en préoccupe pas du tout  – je connais très bien leur fonctionnement et au moins une fois par ans je fais le point et les réarbitrages pour les optimiser).

J’ai également un portefeuille d’action que je garde uniquement parce que j’ai subi une trop grande perte pour les vendre. Il y 3 ans j’ai investi 4000€, il reste à ce jour environ 1400€. C’est la seule épargne qui n’a pas aujourd’hui d’objectif précis vu que son objectif principal était de gagner de l’argent…

EXERCICE

A vous chers amis. J’ai préparé pour vous un nouveau imprimé « OBJECTIFS FINANCIERS » (téléchargeable ICI pour les abonnées), mais vous pouvez vous servir d’une simple feuille de papier.

Essayez de lister noir sur blanc vos projets qui nécessitent un financement mais également estimez des dépenses prévisibles (cadeaux anniv, changement de chaudière, séance de shopping, etc). Estimez un somme qui vous faudra et la date de réalisation souhaité. Faites ça pour les projets  à court terme (dans l’année) mais n’oubliez pas ceux à moyen (d’ici 5 ans)  et long terme (10 à 20 ans).

J’ai fait l’exercice il y a deux jours, et je me suis rendu compte que il y a encore de choses pour lesquelles je n’ai pas encore commencé à épargner : changement de voiture d’ici 2 ans, régul des impôts et la formation que j’ai envie de faire.

Pour le mois de mai, je vais revoir la partie « épargne » de mon budget pour voir si et de quel manière je peux les inclure dedans.